Making Of, ou mise en place du projet

Les prémisses

Lancement d’un projet en réseau, mais par quel moyen? Deux idées possibles: le blog et facebook.

Le blog,
À l origine ce projet d histoire en réseau devait se trouver sur un blog, :skyblog. J’y avais même ouvert un compte. Mais voila, une étudiante du cours, avait elle aussi lancé son projet sur un blog, et j ai alors pu remarquer que peu de gens étaient autorisés à consulter sa page et même y avaient écrit des commentaires. Seuls les étudiants de notre cours le pouvaient, seulement après avoir pris connaissance de son mot de passe et de son identifiant.
Je trouvais ce procédé trop restreint, je souhaitais que des gens qui me sont totalement inconnus participent à mon projet. Ainsi après maintes réflexions, j’ai abandonné l’idée du blog et je me suis tournée vers le site facebook.

Pourquoi facebook?
-C’est un site à la mode, donc il y a beaucoup d’utilisateurs, ils viennent du monde entier ( France, Angleterre, Allemagne, Etats unis….)
-Je suis déjà inscrite sur celui-ci.
-On crée des groupes assez facilement.
-On invite tous ses amis dans son groupe.
-Vos amis invitent leurs amis, et ainsi de suite.
-Même des inconnus peuvent s’y ajouter.
-On peut faire de la publicité pour son groupe sur les autres groupes.
-On peut envoyer des messages aux membres de notre groupe, pour solliciter leur attention à l égard du projet en cours.

Création du groupe :
On me demande de donner un nom à mon groupe, alors je l ai nommé réseau d art en référence à notre cours. La description sera l’énoncé des consignes, c’est a dire mes attentes à l égard des adhérents. Et en ce qui concerne le mail demandé, j’ai créé une adresse Hotmail pour l occasion, elle s intitulera reseau_dart@hotmail.fr
J’ai bien insisté dans la description que j étais étudiante en arts plastiques, en espérant que les internautes seront indulgents et accepteront de s’inscrire dans mon groupe et de participer au projet.

Le lancement :
Une fois le lancement de mon groupe établit, et les invitations à mes contacts, envoyées, il ne me restait plus qu’à attendre. J’étais la première à écrire sur le « wall » de mon groupe, j ai commencé par lancer le mot « j e » et la seconde personne qui écrivit, n’était autre que ma mère, mais n’ayant pas de compte facebook, celle ci utilisa mon identifiant et écrivit un commentaire dans mon groupe réseau d art en signalant bien entre parenthèse :Laurence. Très rapidement quelques-uns de mes contacts s’y sont ajoutés mais ils ne prennent pas par au projet.
Les débuts sont vraiment difficiles, les quelques personnes qui écrivent sont des amis proches et la famille.
Pour que mon projet se fasse entendre au sein de la communauté des facebookers, j ai entrepris une vraie bataille médiatique, je m’explique : je fais énormément de publicité pour mon histoire, en laissant des messages dans des groupes comme Université Paris 1 Centre Saint Charles… et en inondant de messages les « walls » et les boites aux lettres de mes amis facebookers. Ainsi ils ne pouvaient plus ignorer ma présence ! certains m’ ont même surnommé « réseau d art ».
Après une opération coup de point, apparemment réussie l histoire s’étoffe, elle prend de l’ampleur. De nombreuses personnes qui me sont totalement étrangères écrivent souvent. On peut dire que les membres commencent à se fidéliser en écrivant régulièrement.
À présent chaque jour, je visite mon groupe et copie les derniers commentaires et les colles dans un fichier Word. C’est une garantie pour moi, car malheureusement au début du projet certains membres ont effacé leurs contributions à l’histoire. La sauvegarde me permet ainsi d’être maître des informations lancées dans le groupe.
D’autre part, certains membres du groupe ont eu la fâcheuse envie de faire de la publicité pour leurs groupes ! Scandalisée de ces actes que j appellerais « terroristes », j ai été dans l’obligation de supprimer leurs messages et eux aussi par la même occasion. Notamment un certain Damien Valero ancien étudiant de Saint Charles qui voulait faire la promotion de ses travaux dans mon groupe, et qui de plus il ne participait même pas au projet ! mais ceci sont les aléas de facebook.
De plus dans les problèmes que j’ai pu rencontrer durant l’élaboration du projet, on peut citer : l orthographe assez catastrophiques des internautes, du au fait que facebook n’est pas un site sérieux, mais plutôt de « chat », « chat » impliquant alors un langage trivial, et une orthographe atrophiée. Je me suis vue alors dans l’obligation de corriger les fautes d’orthographes mais seulement sur mon fichier Word, car dans le groupe lui même je n’ai pas le pouvoir de corriger les fautes, c est à dire que soit le commentaire est effacé, soit il reste tel quel. Ainsi l histoire que vous trouverez sur le wiki et sur resau dart n’est autre que l histoire provenant du fichier Word.

La dernière semaine de vie du projet :
Chaques jours durant cette dernière semaine, j’ai envoyé un message à chaques membres en lui rappelant qu il ne restait plus que 5jours… 2jours… ainsi cela lui rappelait qu’après la date limite c est à dire 16 avril 2008 à 00H00 son intervention n’était plus nécessaire, et que par conséquent le temps pressait. J’ai alors pu constater un engouement phénoménal durant cette dernière semaine.

Les dernières heures…Minutes :
Pour le dernier jour de vie du projet, un ultime mail a été envoyé aux membres, il contenait ceci :

Qui sera le dernier ou la dernière à écrire l histoire en réseau??
Ce soir Minuit le projet prend fin!
bonne soirée à tous
Ariane Roussel

Chose assez incroyable quelques minutes après avoir envoyé le message, six écrits ont ete posté. Et à 23H59 le dernier message écrit sur le « wall » a ete envoyé. La boucle s’est bouclée.
A 00H06, je poste un message dans le groupe, informant mes aimables membres que le projet venait de se terminer.

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