Présentation générale de la démarche

Je mène trois chemins qui sont sur le même thème: l’intériorité du corps.
J’envisage le réseau, comme une invitation à la rencontre (contact, échange, traces )…
J‘aimerais à travers ce projet esquisser une prise de conscience de notre rapport au monde et au corps:
* Comment les métaphores liées au corps présentes en chacun de nous, parlent de la réalité de nos sensations ?
* Quel recul pouvons-nous avoir face à l’idée de beauté naturelle, et les produits que nous utilisons ?
* Quels sont les invariants que l’on retrouve avec l’idée de calme (stéréotypes, différences etc) entre les personnes ?

Le calme intérieur

Dans le tumulte de la vie, quelles sont les situations, les souvenirs, les lieux qui s’associent à votre idée vécue du « calme » ?

Déroulement : J’ai réalisé un sondage dans un salon, Vivre autrement (mars 2008), et j’ai distribué quelques feuilles restantes à des personnes du groupe.
J’aimerais mettre les sondages en ligne, mais étant des fichiers pdf, j’ai un souci technique…
A partir de là, 7 familles de calmes ont été pensées : les objets, les gestes, les lieux extérieurs, les mots, les sons, les pièces quotidiennes, et les logos d’écoles de bien-être.
**La prochaine étape est de créer un jeu de 42 cartes à partir des réponses (qui rentrent dans ces catégories). Ceci sera réalisé en gravure sur bois. Les croquis préparatoires sont en pdf, je ne peux pas les mettre en ligne pour l’instant.
Installation des sondages sur panneaux isolants de boîtes d’œufs diaporama installation

Le sondage, le calme intérieur

1: Quels sont les actes susceptibles de vous apporter un calme intérieur ?
2: Quels sont les lieux évoquant l’idée de calme intérieur ?
3: Quel bruit vous calme ?
4: Dans quelle pièce quotidienne aimez-vous vous détendre ?
5: En un mot, qu’est-ce que le calme pour vous ?

Bilan

Partir de la rencontre, faire participer, dialoguer pour impulser des réalisations plastiques est une approche ludique…
Je remercie les participants de l’aventure, Alexis et Françis (pour les conseils techniques et la patience), ma mère pour le matériel, surtout l’ordinateur de son travail…
La présentation informatique n’est pas facile à mener, il faut jouer avec les fichiers et c’est interminable… Ces travaux m’ont fait découvrir surtout la photo, le scanner, les supports immatériels du net…
Le fait que les participants attendaient et me pressaient dans la réalisation, m’a “coachée” tout au long.
Je suis assez déçue de la qualité des images, ça ne rend pas aussi bien en vrai…Les diaporamas tirent en longeur.
Du coup j’ai envie de faire une vraie présentation publique dans une antenne jeune ou autre (par exemple avec “envie d’agir”)…Peut-être proposer le travail sur beauté chimque à wwf…
Le projet non achevé est celui du calme intérieur, car j’ai d’autres lignes : un jeu de cartes en gravure sur bois, peut-être réalisé avec des enfants, j’ai envie d’une réalisation plastique collective…Et comme c’est bientôt les vacances, nous aurons le temps.
La participation aux autres projets étaient aussi dans le jeu et le plaisir, j’ai butiné, de projet en projet au moins une fois.

Le réseau à travers la représentation visuelle de l’élément sonore

Traffic, 1′33”

Support : Vidéo, Audio
Participants : 7, plus les voitures

Comme une capture d’un instant du quotidien, flirtant entre la réalité et le rêve, ce travail tente de répondre à la question du lien entre l’image et le son ou comment montrer visuellement quelque chose d’immatériel comme le son. Le lien entre l’image et le son est souvent défini par les règles de l’audiovisuel. inspirée du travail de la musique concrète et électroacoustique, je cherche à me réapproprier la réalité et ses règles pour transformer la place de l’élément sonore vers une musicalité, en le considérant comme un véritable matériau. Le titre de ce travail est d’ailleurs tiré d’une des musiques du compositeur Pierre Henry qui a réalisé une musique avec des sons de klaxons. Ces sons qui nous paraissent ordinaire, sont dans son travail mis au rang d’œuvre musicale.

Ici, un moment de vie apparemment banal se trouve décalé par la répétition, qui vient alors souligner l’aspect quotidien de la scène. Ainsi peu à peu, chacun des éléments sonores qui étaient au début indépendant viennent s’ajouter dans un ensemble musical. A la manière de Michel Risse qui utilise les monuments comme percussions, j’ai utilisé les personnages comme de véritables instruments d’un orchestre. C’est donc là qu’intervient l’idée de réseau, par le lien et les connexions entre les différents personnages.

L’esthétique de l’image renforce cette transformation improbable. J’ai voulu donner une idée de flottement, d’entre deux mondes. On est bien dans une scène réelle, mais les effets de lumières, de couleurs, l’attitude presque mécanique des personnages, font que ce n’est pas juste la réalité qui est filmée, pourtant on y croit. (more…)